La Chine prête à investir massivement pour acheter le savoir-faire européen
Les pays riches en ressources minieres et énergétiques, comme la république démocratique du Congo, ne sont plus les seuls a intéresser la Chine. En effet, l'Europe occidentale l'attire tout autant.
C'est d'ailleurs pour cette raison, que le 24 février 2009, une délégation chinoise de deux cents chefs d'entreprise a visité quatre pays : l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne et le Royaume-Uni, avec pour objectifs l'achat de technologies et équipements européens dans des domaines aussi variés que l'aéronautique, le ferroviaire, l'automobile, l'agroalimentaire, les télécommunications, l'électronique, le pharmaceutique et le développement durable. Le montant de l'investissement pourrait s'élever a 13 milliards de yuans soit environne 1,47 milliard d'euros !
Le 7 mars 2009, une seconde délégation chinoise s'est rendue dans ces quatre pays, afin d'y rechercher des opportunités. Ces tournées européennes ont permis d'acquérir les actifs dont elle avait besoin, mais revetent également des dimensions tout a fait politiques et diplomatiques.
Alors que s'installe le protectionnisme américain, la Chine qui comme le Japon craint plus que tout un protectionnisme européen, se montre présente en Europe prete a dépenser beaucoup pour acheter Européen. Il faut dire que le contexte de la crise actuelle fait que tous les pays esperent que d'autres pays viendront acheter leurs produits. Le terrain est donc propice, en apparence, a un rapprochement Sino-européen permettant de fait de réduire le déficit commercial de l'Union européenne vis-a-vis de leur pays (191 milliards d'euros en 2008) et d'éviter ainsi d'éventuels conflits sino-européens.
Un tel rapprochement représente aussi pour l'empire du Milieu un enjeu stratégique, a un moment ou ses perspectives d'échanges avec les Etats-Unis et le Japon se sont assombries pour cause de protectionnisme américain et d'une forte récession qui frappe l'économie nippone. C'est donc pour le moment le jeu de la diversification en matiere de partenariat commercial que les Chinois s'appliquent a mettre en place avec les Européens.
Les technologies européennes de pointe visées en premier lieu.
L'économie chinoise est avant tout une économie de bas prix dont les produits sont d'un niveau technologique bien en dessous de ceux des entreprises européennes qui sont parmi les plus performantes du monde. La crise économique est donc pour la Chine une opportunité pour se moderniser et changer ainsi en profondeur la structure de son économie. Les chinois disposent de liquidités énormes contrairement aux européens qui en manquent. Ce point faible pourrait  donc etre exploité au profit de l'empire du milieu.
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