Le marché de l’intelligence économique

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Sur ce marché de l’intelligence économique, évalué à environ 125 millions d’euros annuels, une centaine de cabinets étaient recensés en France en 2004, dont prêt de 90 % est indépendant. Une structure de marché qui favorise l’accumulation de petits acteurs : seuls cinq cabinets réalisent actuellement un chiffre d’affaires supérieur à 5 million d’euros. Compte tenu des enjeux économiques, ce marché est constante augmentation.

Deux activités sont prédominantes : La veille et la stratégie d’entreprise.

La veille a pour objectifs d’être informé en temps opportuns et d’évaluer les risques de la nouveauté. L’AFNOR caractérise la veille comme «  une activité continue en grande partie itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial, etc., pour en anticiper les évolutions. ». La veille est donc pour l’entreprise, un outil de surveillance, de collecte d’informations, de données et connaissances.

La stratégie, se matérialise par le management offensif de l’information. Elle permet d’augmenter sa liberté d’action tout en réduisant celles des concurrents.

L’intelligence économique en tant que métier est avant une question de réseau. L’IE est néanmoins un domaine d’activités économiques à part entière qui peut s’expliquer par trois grands facteurs :

  • ·        Le rôle de l’information dans la concurrence mondiale fondée sur l’innovation et dans l’organisation des entreprises mondialisées
  • ·        La « privatisation » des dispositifs nationaux d’intelligence économique
  • ·        Les progrès des techniques de diffusion et de traitement de l’information

Les informations stratégiques, qui en étant intégrées dans les processus d’organisation et de réalisation de la production des firmes, facilitent l’innovation et améliorent la gestion des actifs des firmes, deviennent des marchandises de plus en plus coûteuses. Alors seules les plus grandes firmes, qui disposent d’importantes ressources humaines, financières, scientifiques et techniques peuvent accéder et s’approprier ces précieuses informations.

De 1995 à 2001, l’intelligence économique répondait surtout à des besoins en analyse. L’intensification croissante de la compétition mondiale a fait évoluer les attentes vers la capacité à offrir de nouveaux champs de compétences : l’influence, le lobbying, la maîtrise des risques informationnels.

Afin de répondre à cet intérêt des acteurs économiques pour la veille, les cabinets présents sur ce créneau se sont structurés en deux catégories : les « spécialisés  » (avec, par exemple, Lexsi pour la veille informatique ou Antée pour la veille juridique) et les « généralistes « , comme Cybion ou Datops Consulting.