La morosité gagne la pièce technique
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 516
Effectif 59 584
CA 2006 2 006 10 032 (M€)
Source : Sessi
La pièce technique a connu un net revers en 2006, encaissant mal les baisses de
production de l'automobile. Après une hausse des facturations de 3 % en 2005,
la tendance s'inverse, les ventes perdent 3 %. L'investissement concède 2 %
mais ce chiffre modeste masque une situation alarmante : une trentaine
d'entreprises seulement couvre la moitié des investissements. La rentabilité
s'établit à 0,4 %, contre 2 % dans l'ensemble de la plasturgie. L'export
fléchit aussi de 2 à 3 % mais ce taux ne tient pas compte du nombre grandissant
d'implantations à l'étranger. Le début 2007 ne connaît guère d'amélioration
puisque les facturations du premier semestre diminuent à nouveau de 3 % : les
études et pièces réalisées pour les nouveaux modèles de Renault et PSA
profitent moins aux plasturgistes français qu'à leurs concurrents des pays de
l'Est. Dans les entreprises de plus de 20 salariés, les effectifs cèdent 4 %,
contre 2 % en moyenne dans la filière plastique. "En revanche, on ne note pas d'hémorragie
du nombre d'entreprises ", note Sylvie Domenech, en
charge de l'économie à la Fédération de la plasturgie.
O.K
Une situation contrastée
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 407
Effectif 34 288
CA 2006 6460 (M€)
Source : Sessi
La pièce technique a connu un net revers en 2006, encaissant mal les baisses de
production de l'automobile. Après une hausse des facturations de 3 % en 2005,
la tendance s'inverse, les ventes perdent 3 %. L'investissement concède 2 %
mais ce chiffre modeste masque une situation alarmante : une trentaine d'entreprises
seulement couvre la moitié des investissements. La
rentabilité s'établit à 0,4 %, contre 2 % dans l'ensemble de la plasturgie.
L'export fléchit aussi de 2 à 3 % mais ce taux ne tient pas compte du nombre
grandissant d'implantations à l'étranger. Le début 2007 ne connaît guère
d'amélioration puisque les facturations du premier semestre diminuent à nouveau
de 3 % : les études et pièces réalisées pour les nouveaux modèles de Renault et
PSA profitent moins aux plasturgistes français qu'à leurs concurrents des pays
de l'Est. Dans les entreprises de plus de 20 salariés, les effectifs cèdent 4
%, contre 2 % en moyenne dans la filière plastique. "En revanche, on ne note
pas d'hémorragie du nombre d'entreprises ", note Sylvie Domenech,
en charge de l'économie à la Fédération de la plasturgie.
O.K
Les mécaniciens inquiets
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 1 026
Effectif 55 263
CA 2006 6 326 (M€)
Source : Sessi
Après la disparition de 200 entreprises en trois ans, le secteur semble avoir
achevé sa consolidation. Les effectifs se stabilisent malgré la forte
automatisation : l'investissement progresse de 4 %, tiré par les achats massifs
de centres d'usinage combinés. La santé des entreprises est contrastée selon
qu'elles travaillent pour l'aéronautique, très tonique, ou pour l'automobile
encore convalescente. Pour celles qui travaillent avec l'automobile, la
réduction des carnets de commandes est significative. "Mais la conjoncture
pourrait s'inverser dans un cas comme dans l'autre ", précise Christian Guérin,
le secrétaire général des mécaniciens industriels et des constructeurs de
machines spéciales (Amics). En moyenne, la rentabilité du secteur s'établit à 2%, pour des
facturations en hausse de 5 %. Mais ce dernier chiffre intègre la hausse de
l'acier. Les constructeurs de machines spéciales font preuve d'un peu plus
d'optimisme. Le nombre d'entreprises progresse avec une hausse de 4,5 % des
effectifs. La profession redoute deux périls majeurs : le renchérissement de
l'euro face au dollar et les difficultés de recrutement.
O.K
Des signes encourageants
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 469
Effectif 43 753
CA 2006 5 560(M€)
Source : Fondeurs de France
Malgré un euro déjà fort l'an dernier, les fondeurs sont parvenus à gagner des
marchés à l'étranger. Les exportations s'envolent de 8,6 % en volume et de 9,2
% en facturation. La production gagne en moyenne 2,8 % mais ce chiffre ne
reflète pas le clivage persistant entre les fabrications pour l'automobile et
celles, plus diversifiées, destinées au bâtiment, à l'énergie ou à
l'aéronautique. En fonderie de métaux non ferreux pour l'automobile, la Le production chute encore de 6,7 %. Tous secteurs
confondus, les facturations prennent 4,6 points de croissance avec, là encore,
des disparités selon les matières. Dans la fonderie de cuivre, les ventes
s'emballent de 17 % portées par l'effet prix de la hausse de la matière. Selon
l'enquete financière des Fondeurs de France, l'investissement bondit de 7,8 %
mais il avait atteint un niveau particulièrement bas les années antérieures.
Plus inquiétante, la rentabilité continue de s'affaisser... à 0,5 %. 2007
s'annonce pourtant mieux : en attendant un réveil de l'automobile, la
production s'élève déjà de 2 % au premier semestre.
O.K
Le caoutchouc souffre
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 145
Effectif 27 179
CA 2006 4 049 (M€)
Source : Sessi
Comme de nombreux secteurs, l'industrie du caoutchouc a subi en 2006 le contrecoup
des baisses de production automobile. Le secteur pneumatique dérape de 3 % et
le caoutchouc industriel s'affaisse de 8 %. "Les transformateurs ont d'autant
plus souffert que le caoutchouc naturel est entré dans une nouvelle ère
inflationniste ", note Bruno Muret, l'économiste du Syndicat national du
caoutchouc et des polymères. Le cours a gagné 35 % sur l'année. Dans ce contexte, seuls les groupes détenant un
quasi-monopole et un pouvoir sur le prix, tel Michelin, ont pu répercuter ces
hausses à leurs clients. La rentabilité du secteur se maintient en moyenne à 2
%, mais seulement à 1,4 % dans les pièces techniques. L'emploi a moins souffert
qu'en 2005 : les effectifs continuent de s'effriter de 2 % mais à un rythme
plus lent que les 4 % concédés l'année précédente. La labellisation en juillet
dernier d'Elastopôle, le pôle de compétititvité de la filière caoutchouc, devrait insuffler un nouveau dynamisme.
O.K
En manque de bras
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 867
Effectif 47 760
CA 2006 3 521 (M€)
Source : Sessi
La croissance est toujours tirée par les investissements dans l'énergie,
notamment dans le pétrole et le nucléaire. En 2006, les facturations ont progressé
de 5,6 %, tandis que le chiffre d'affaires à l'export a été multiplié par deux.
Les carnets de commandes sont toujours bien garnis pour les mois, voire les
années à venir. Dans ce contexte favorable, très peu de sociétés ont déposé le
bilan. Le nombre d'entreprises reste relativement stable, en dépit de quelques
ventes par des "patrons fondateurs " partant à la retraite. En revanche, la
profession est toujours handicapée par une récurrente pénurie de main-d'oeuvre.
Les départs en retraite sont difficilement
remplacés. Les effectifs ont meme diminué de 3,4 % en 2006, un comble pour un secteur
en pleine vitalité, plus marqué par la pérennité des emplois que par les
délocalisations. Du coup, certaines commandes, spécialement à l'export, ne
peuvent etre endossées. "Nous allons mener des campagnes de communication avec
nos clients de l'énergie afin d'améliorer l'attractivité de nos métiers,
annonce Gérard Fabiani, le secrétaire général du
Syndicat national de la chaudronnerie, tuyauterie et maintenance industrielle.
Les personnes sans qualification spécifique sont les bienvenues, elles seront
formées par les entreprises
Mathieu Maury
Un dynamisme insoupçonné
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 608
Effectif 22 000
CA 2006 3 310 (M€)
Source : Insee, Snese
Les restructurations à rebondissement chez Flextronics et Solectron ont fini par masquer la bonne santé de
notre secteur ", regrette Richard Crétier, le
porte-parole du Snese, le syndicat des industries
électroniques et numériques. Portées par le recours grandissant des industriels
à la sous-traitance électronique, les entreprises ont vu leurs facturations
progresser de 20 % ! Car l'industrie agroalimentaire et le textile font appel à
l'électronique. Du coup, le nombre de sous-traitants progresse, passant de 500
à 700 en deux ans. Les trois quarts d'entre eux se portent bien et 100 000
postes sont à pourvoir dans les cinq ans. La directive Rohs sur le remplacement définitif du plomb a dopé
l'investissement dans les fours, les fers à braser, les tests, les logiciels et
les ERP et ceci sans grand recours à l'emprunt. Le secteur reste pénalisé par
la taille de ses entreprises : les PME, dont les effectifs n'atteignent en
moyenne que 50 salariés, peinent à gérer les contraintes des clients, qui
exigent d'etre livrés en quelques jours.
O.K
La survie au quotidien
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 327
Effectif 17 871
CA 2006 2 208 (M€)
Source : Sessi
Après une année au pain sec, les entreprises de revetements des métaux et
traitements thermiques voient à nouveau les volumes revenir. Premier
contributeur de ce renouveau, les programmes aéronautiques et l'industrie en
général. Cela dit, à l'exception des entreprises de traitement thermique
capables d'offrir du façonnage de spécialité, le reste de la profession pâtit
des difficultés des constructeurs automobiles. Un marché qui ne représente
guère plus de 25 % des facturations mais ses fournisseurs travaillent quasi
exclusivement pour lui. De façon générale, les industriels des traitements et
revetements peinent à répercuter les hausses des métaux non ferreux et des consommables. Or, ces matériaux (zinc,
nickel, etc.) sont toujours utilisés en grandes quantités en dépôts de surfaces.
Historiquement confrontés à des technologies différentes, les entreprises
affrontent une concurrence géographique, depuis que le marché de l'automobile
s'est déplacé à l'Est. Pour Jean-Claude Monier, le
président du syndicat (et P-DG du groupe Thermi-Lyon),
"le risque économique fait désormais partie de notre quotidien ". 80 petites
entreprises de moins de 20 salariés ont fermé leurs portes courant 2006.
O.K
La récession est là
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 52
Effectif 11 466
CA 2006 1 949 (M€)
Source : Sessi
Malgré quelques forges à la santé éclatante, le secteur est bien entré en
récession. Pour preuve, la production cède 14 % en 2006, plombée par la chute
de 20 % des tonnages destinés à l'automobile. Pénalisées par un euro fort, les
exportations reculent, elles aussi, de 7 %. L'Association française de forge
(AFF) note une régression de près de 12 % des facturations et un résultat net
moyen négatif. Seuls les marchés liés à l'énergie, au matériel de travaux
publics ou à l'aéronautique permettent encore ici et là des croissances à deux
chiffres. Les quelques forges bien orientées sur ces activités recrutent (avec
difficulté), ce qui a permis de compenser les suppressions
d'emplois. Les memes maux mettent à mal la santé du secteur. Bon nombre de
forgerons ne parviennent toujours pas à répercuter la hausse persistante du
métal (aciers et non-ferreux) et la hausse des prix
de l'énergie. D'autant que la pression des clients sur les prix atteint son
paroxysme. Selon Catherine Laroque, la nouvelle déléguée générale de l'AFF, l'assiette de valeur ajoutée sur laquelle les chefs
d'entreprise peuvent intervenir ne représente plus qu'un tiers de leurs coûts,
et "1 % d'effort supplémentaire sur les prix équivaut chez le forgeron à
rechercher 3 % de gains de productivité sur ses coûts ".
O.K
Un regain d'optimisme
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 186
Effectif 11 8110
CA 2006 1 645 (M€)
Source : Sessi
Avec des facturations en hausse de 3 %
en 2006, le secteur connaît un regain d'activité. Représentant 36 % du chiffre
d'affaires, l'export poursuit sa lente ascension. Les décolleteurs de la vallée
de l'Arve profitent de leurs voisins allemands, suisses et italiens. Et
désormais, ces marchés pèsent 36 % de leur chiffre d'affaires. L'investissement
se maintient autour de 5 %. Côté rentabilité, le secrétaire général du Syndicat
national du décolletage, Claude Morisseau, constate
que "2 %, cela reste positif, mais insuffisant. Sous la pression des clients,
l'inflation des matières premières n'est pas totalement répercutée dans nos
prix ". En raison de l'automatisation de la
production et des difficultés de recrutement, les effectifs ont perdu 2,5 % en
2006. "Les PME du décolletage possèdent de sérieuses capacités d'adaptation à
la donne mondiale, en termes de technicité, complexité et précision, mais nous
avons besoin de mobiliser les jeunes ", souligne Claude Morisseau.
Pour lui, le lancement du pôle de compétitivité Arve industries Haute-Savoie Mont-Blanc constitue un solide atout.
M.M.
Un horizon plus serein
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 53
Effectif 7 619
CA 2006 1 071 (M€)
Source : Midest
Tirées par la bonne santé de l'aéronautique et la concomitance de plusieurs
programmes, les fixations vont mieux. Les facturations ont repris 4 % en
moyenne en 2006 et 3 % depuis le début de l'année. Les carnets de commandes
continuent de se regarnir. Certains des groupes spécialisés et présents à
l'international (A. Raymond, Acument, Lisi, etc.) parviennent à préserver des rentabilités
confortables parfois supérieures à 10 %. Comme le présageait déjà l'an dernier
Denis Tremblais, le délégué général de l'Association des fabricants de
fixations mécaniques (Affix), le dynamisme de
l'automobile allemande a compensé en partie le fléchissement des marques
françaises. L'inverse se produira-t-il cette année ? Un autre élément a pesé en
faveur de la croissance en 2006 : les prix de
vente se sont stabilisés grâce à l'apaisement relatif des cours des matières
premières. Mais depuis, le minerai de fer et la ferraille (chutes neuves E8)
ont repris chacun 10 % sur le seul premier semestre. Les professionnels
n'écartent donc pas un nouvel emballement ; d'autant que les grands producteurs
mondiaux d'acier (Arcelor-Mittal, Nippon Steel, GFE, Posco, etc.)
annoncent ici et là des hausses significatives pour les prochains mois.
D'autres analyses font état au contraire d'une dégradation des prix consécutive
au possible ralentissement de la croissance en Chine et en Inde...
O.K
Une course à la taille critique
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 170
Effectif 8 251
CA 2006 866,5 (M€)
Source : Midest, Sessi
Très exposés à la santé du marché automobile, les fabricants d'outillages de
presses et d'outillages mécaniques voient leurs facturations se réduire
lentement mais sûrement d'année en année. D'autant qu'ils affrontent une vive
concurrence des pays de l'Est et de l'Asie. Certains ont pourtant réussi à
substituer la baisse de régime des constructeurs français par de nouveaux
clients en Allemagne. Les plus dynamiques tentent d'atteindre la taille
critique en rachetant des confrères tout en
installant de nouveaux sites en Europe de l'Est. Mais il faut aussi augmenter
les capacités de production pour coller à la nouvelle tendance du marché :
l'arrivée de lots de plus en plus importants. "Désormais, les clients nous
consultent sur des lots d'une valeur de 500 000 à 2 millions d'euros ",
commente un dirigeant. Des quantités qui ne permettent plus de faire travailler
les petits ateliers. A moins de se regrouper, ceux-ci seront donc condamnés,
d'autant qu'il faut investir sur des équipements de haute technologie pour
résister aux pays à bas coûts.
O.K
Des lueurs d'espoir
La concurrence des moules chinois pèse sur le secteur. Le chiffre d'affaires
progresse moins sur les moules neufs que sur la reprise de moules asiatiques de
piètre qualité, importés par les donneurs d'ordres. "Certains d'entre eux se
rendent tout de meme compte qu'à moyen terme, les moules chinois ne
sont pas aussi rentables ", note Hervé Cadennes, le jeune président de l'Association françaises
des industries du moule. Après avoir vécu cinq années calamiteuses, perdu le
quart de ses entreprises et de ses effectifs, la profession a connu un léger
répit en 2006. Et, le résultat net est légèrement positif (+ 1,1 %) pour la première
fois
TENDANCE
2007 
Nombre d'entreprises 152
Effectif 6 384
CA 2006 732 (M€)
Source : Sessi
depuis cinq ans.
L'hémorragie des ventes de moules pour l'injection plastique et caoutchouc est
presque enrayée grâce à la bonne tenue du marché de l'emballage. D'autre part,
les ventes de châssis de fonderie se redressent nettement. Pour autant, les
moulistes n'entrevoient pas de réelle éclaircie. Un quart des entreprises sont dans
le rouge en 2006 et l'investissement a de nouveau chuté.
O.K
A fond l'export !
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 39
Effectif 2 103
CA 2006 339 (M€)
Source : Midest
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour les fabricants français
d'engrenages et de transmissions. Ils prévoyaient une hausse de leur chiffre
d'affaires de 5 % en 2006. Ils ont réalisé le double ! "Et la tendance se
confirme non seulement pour 2007 mais également pour les deux années suivantes
", assure Laurence Chérillat, la secrétaire générale
d'Artema (Association des roulements, des
transmissions, de l'étanchéité et de la mécatronique associée). L'activité est surtout tirée par les exportations, qui représentent
53 % du chiffre d'affaires, en progression de 11 %. Les sous-traitants
bénéficient de l'embellie soutenue dans les marchés de l'extraction de minerais et les cimenteries,
consommateurs de gros réducteurs. Pour les petits engrenages, les sociétés
françaises font plus que tirer leur épingle du jeu en exportant toujours
davantage de valeur ajoutée technique. Ils profitent ainsi à plein de la
flambée du marché de l'éolien, un relais de croissance durable. Ces tendances
se confirment en 2007. Pour autant, le marché intérieur français n'a pas connu
sa Berezina. Les matériels de travaux publics et le machinisme agricole ont
tenu le choc, bien que les autres secteurs soient en perte de vitesse. "Mais
il existe un vrai problème d'investissements ", avertit Laurence Chérillat.
Jean-Pierre Vernay
Les hausses matières laminent les marges
Dans l'industrie des ressorts aussi, la santé des entreprises contraste selon
l'orientation de leurs marchés. Côté automobile, la pression des équipementiers
s'est accentuée alors meme que la production du secteur décroît et que les prix
des matières premières poursuivent leur ascension. A contrario, les fabricants
de l'aéronautique et de l'industrie en général voient leurs ventes progresser
de 5 à 8 % en moyenne. Ces secteurs en hausse compensent ceux en baisse et la
production demeure quasi étale à + 0,3 %. En revanche, les hausses des matières
premières, toujours mal répercutées aux clients, continuent de peser sur les
marges.
TENDANCE
2007 
Nombre d'entreprises 32
Effectif 2 490
CA 2006 331 (M€)
Source : Sessi
Le prix des fils aciers inoxydables a augmenté
de 70 % sur 2006-2007 (par rapport à 2005-2006). Or, le nickel entrant dans la
composition de l'extra alliage est passé de 10 500 euros à 38 100 euros la
tonne en dix-huit mois. "La matière constitue 20 à 30 % du prix de revient de
nos produits et nous ne répercutons au mieux, six à douze mois plus tard, que
70 à 80 % des hausses ", analyse Michel Guillemet, le président du Syndicat
national des fabricants de ressorts et PDG du groupe Lachant Spring. Longtemps habituées à des marges de 3 à 4 %,
certaines entreprises du secteur observent résignées l'effondrement de la rentabilité
: moins de 1 % aujourd'hui.
O.K
Tout va bien
TENDANCE 2007 
Nombre d'entreprises 9
Effectif 5 811
CA 2006 273 (M€)
Source : Midest
Les fabricants de roulements ne peuvent qu'etre satisfaits. La production
française ne cesse de grimper. Les usines sont chargées. L'activité a poursuivi
sa progression en 2006, avec une croissance de 7 % en chiffre d'affaires pour
la troisième année consécutive. Premier secteur client, l'automobile soutient
plus que jamais le marché. Le succès confirmé de la Logan de Dacia n'y est pas étranger, non plus que le retour aux
affaires de Fiat. "Le constructeur italien a récupéré ce qu'ont perdu les fabricants automobiles français ",
constate Laurence Chérillat, la secrétaire générale
d'Artema, le syndicat professionnel qui regroupe les
fabricants de roulements. Ajoutons encore que la sidérurgie et l'éolien sont
des secteurs qui tirent eux aussi la croissance sur le long terme. Pourtant les
fabricants de roulements sont inquiets. "La croissance restera positive en
2007 mais sans plus ", ajoute Laurence Chérillat. Les
causes ? Les approvisionnements en matières premières de plus en plus tendus :
jusqu'à vingt-quatre mois pour certains aciers et de six à huit mois pour les
bruts de fonderie. Ensuite, les donneurs d'ordres, notamment dans
l'aéronautique, répercutent sur leurs fournisseurs les coûts des transactions
en dollars. Enfin il ne faut pas espérer de salut immédiat du marché intérieur,
où les investissements sont au point mort.
J-P. V.