De nouveaux traitements pour l’apnée du sommeil

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L’apnée du sommeil ou, plus précisément, le syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS), appelée aussi  syndrome des apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) se caractérise par la survenue d’obstructions fréquentes, complètes ou partielles des conduits respiratoires de l’arrière-gorge, pendant le sommeil. Ces obstructions sont responsables d’interruptions (apnées) ou de réductions (hypopnées).

Le SAOS peut entraîner une détérioration de la qualité de vie avec des somnolences excessives. En effet, le sommeil n’est plus reposant et le cœur travaille plus pour mobiliser les réserves en oxygène. Les conséquences sont un réveil difficile avec une sensation de fatigue au lever, une somnolence dans la journée, des difficultés de concentration et un risque accru de maladie cardiovasculaire, une altération de l’humeur voire même des troubles sexuels.

L’apnée du sommeil est fréquentes chez les ronfleurs (3 à 5 % des cas) et potentiellement dangereuses lorsqu’elles durent plus de 10 secondes. Elles peuvent survenir des centaines de fois, entraînant une baisse d’oxygénation du sang.

Comment déterminer si l’on fait de l’apnée du sommeil ?

Pour savoir si on fait des apnées du sommeil, un examen clinique et un enregistrement du sommeil (polysomnographie) sont réalisés. Il faut ensuite en déterminer la cause. Le blocage de l’air se produit le plus souvent au niveau du voile du palais ou des amygdales. Mais l’obstacle peut aussi se situer au niveau de la base de la langue, du pharynx ou du larynx, ce qui débouche sur des solutions différentes. Si le masque est la technique de référence, on peut proposer aussi une orthèse d’avancée mandibulaire ou une opération. L’évaluation de la qualité du voile du palais est insuffisante pour faire la part des choses, ce qui explique le faible taux d’efficacité (40 %) de la chirurgie (uvulopalatoplastie ou rabotage du voile du palais). L’endoscopie sous sommeil induit est un examen plus utile.

La personne est endormie par des somnifères ou placée sous hypnose, puis le médecin observe en direct ce qui se passe au fond de sa gorge.

« Cet examen permet de localiser de façon précise l’obstacle responsable des apnées et donc de définir le traitement le plus adapté », explique le Dr Olivier Gallet de Santerre, somnologue au CHU de Montpellier. Toutefois, pour des raisons d’absence de nomenclature compliquant le remboursement, il reste peu pratiqué, contrairement à des pays comme l’Allemagne. Mais cela devrait changer…

Le traitement de l’apnée du sommeil

La machine à pression positive continue

La machine à pression positive continue (PPC) est aujourd’hui considérée comme le traitement de référence pour le SAS. Cette petite machine propulse sous pression l’air ambiant dans les voies respiratoires de façon continue par l’intermédiaire d’un masque facial. La pression de l’air empêche la fermeture des voies aériennes et la respiration se fait ainsi facilement.

machine à pression positive continue

Le dispositif inno our mieux respirer

Il s’appuie sur dispositif (Inspire Médical System), implanté sous la clavicule. Cette forme de pacemaker stimule le nerf de la langue durant le sommeil, afin qu’elle se projette légèrement en avant et ne provoque pas d’apnée. Une électrode thoracique détecte le début de l’inspiration, adresse un signal au pacemaker, qui envoie alors une stimulation au nerf. À la fin de l’inspiration, la stimulation s’arrête. La pose du système s’effectue sous anesthésie générale au cours d’une journée d’hospitalisation. Les réglages du stimulateur sont réalisés un mois plus tard. Un jeune homme de 35 ans a été appareillé en octobre dernier à Suresnes, où le système est en cours d’essai. Les personnes concernées souffrent d’apnées du sommeil mal contrôlées par les techniques existantes: port d’un masque de ventilation ou d’une orthèse dentaire.

inspire traitement apnee sommeil

La phase expérimentale de ce traitement étant maintenant terminée, une phase plus active va pouvoir commencer.

1 COMMENTAIRE

  1. Je faisais certainement des apnées du sommeil depuis de nombreuses années.j’ai actuellement 70 ans. il y a 2 ans un pneumologue m’a prescrit une polysomnographie résultat :45 apnées heure dont une de 58 secondes.ce médecin m’a orienté vers un masque pps d’abord nasal , il n’a pas donné satisfaction puis bucco nasal mais que j’ai mis environ 1 an à supporter moyennement (fuites , écoulement de salive , irritations occulaires , rougeurs aux points de contact du masque , bruit occasionnés par la tubulure d’amenée d’air ) bref un mieux certain , mais ce n’est pas l’idéal , loin s’en faut. si je pouvais trouver une solution plus satisfaisante…..

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