Une énorme collision de météorites l’année dernière vient d’être dévoilée

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L’année dernière, une météorite a percuté violemment la terre provoquant une explosion massive, mais ce point est passé inaperçu jusqu’à présent. Il s’agit du deuxième impact le plus important enregistré au cours du siècle dernier, après la météorite qui s’est écrasée sur la région russe de Tcheliabinsk en 2013.
La boule de feu géante a touché le 18 décembre 2018 à 23 h 50 GMT la mer de Béring, une partie de l’océan Pacifique située entre la Russie et l’Alaska.
Peter Brown, de l’Université Western Ontario, au Canada, a repéré le météore par l’intermédiaire de mesures réalisée par au moins 16 stations de surveillance dans le monde. Le météore avait un diamètre de 10 mètres, une masse de 1 400 tonnes et une énergie de 173 kilotonnes de TNT, a-t-il écrit sur Twitter. L’énergie déployée lors de l’impact était environ 10 fois supérieure à celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945.
Le météore a explosé à une altitude supérieure à la surface de la Terre, a déclaré Alan Fitzsimmons de l’Université Queen’s à Belfast, au Royaume-Uni.
L’explosion a été détectée par des stations d’infrasons du monde entier, qui captent des ondes acoustiques à basse fréquence inaudibles pour l’homme. Ces stations ont été initialement installées pendant la guerre froide pour détecter les explosions nucléaires.

Impacts de météorites enregistrés par les capteurs américains.
D’avril 1988 à Février 2019 et dont la puissance est supérieure à 3 kilotonnes

Points d’impact de météoritiques de plus de 3 kilotonnes repérées. Source https://cneos.jpl.nasa.giv/fireballs/

Il s’agit du troisième impact le plus important des temps modernes, après Chelyabinsk et une énorme explosion survenue en Sibérie (Russie) en 1908. Surnommé l’événement de Tunguska, l’explosion a rasé environ 80 millions d’arbres sur une superficie de plus de 2000 m² kilomètres.
« Lorsque vous voyez ces ondes infrasonores, vous savez immédiatement qu’il y a eu un impact ou une importante libération d’énergie », dit Fitzsimmons. L’identification du lieu d’impact se fait par triangulation et nécessite de combiner les données d’ondes de pression issues de plusieurs stations de surveillance, ce qui peut expliquer le retard dans la publication des données.
L’explosion en mer de Béring a également été détectée par des observateurs du gouvernement américain qui ont signalé des boules de feu : Leurs instruments ont capté le rayonnement électromagnétique sous forme de lumière infrarouge et visible.
Divers groupes de surveillance surveillent régulièrement le ciel à la recherche d’astéroïdes proches de la Terre. La NASA utilise un système de surveillance qui scanne un catalogue d’astéroïdes connus afin de déterminer les impacts potentiels sur le siècle prochain.

De petits objets frappent fréquemment la Terre, explique Brandon Johnson de la Brown University à Rhode Island. « Si vous sortez par une nuit claire, vous verrez de petits météoroïtes s’enflammer dans l’atmosphère », dit-il. Et comme 75% de la Terre est recouverte d’océans, beaucoup ne sont pas signalés.
Les impacts plus importants sont plus rares, car les astéroïdes plus gros sont moins fréquents. Toutefois, les données provenant d’enquêtes dans le ciel sur des astéroïdes de 5 à 50 mètres de diamètre suggèrent que ces objets devraient frapper la Terre moins souvent qu’ils ne le sont réellement.

Concrètement, il pourrait y avoir de petits astéroïdes que l’on n’est pas en mesure de détecter avec ces télescopes. Les télescopes actuels sont plus à même de détecter des objets de plusieurs centaines de mètres ou plus de diamètre et sont malheureusement moins sensibles aux objets plus petits – mais cela changera à l’avenir avec l’amélioration de la technologie.

La surveillance des astéroïdes peut également être affectée par des déchets spatiaux, en particulier l’augmentation du nombre de satellites. Il est clair que cet impacte rappelle à quel point il est important d’anticiper les risques de collision majeure entre la terre et des corps célestes.

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